Adelina Kh. — Kade.alien sur Instagram — Michel l’a connue au Cégep Rosemont. Née à Astrakhan, au bord de la mer Caspienne. Père kabyle d’origine algérienne, mère russe aux yeux bleus. Déracinée à huit ans quand la famille traverse l’Atlantique pour Montréal. Elle grandit dans l’entre-deux — jamais tout à fait à sa place. Alors elle s’en crée une elle-même : Kade.alien. L’extraterrestre comme identité choisie. Pendant la pandémie, elle poste sur Instagram des fragments de création — des ébauches de chansons enregistrées au cellulaire, voix et guitare, intimité brute. Michel les reprend, les arrange à la Bass Loopman — basses, boucles, couches — et les reposte sur YouTube en créditant Adelina. Ils ne se rencontreront jamais physiquement. Cette rencontre fantôme — deux créateurs trouvés l’un par l’autre à travers un écran, pendant le moment le plus sombre — est la prémisse de tout ce qui suit. Carl Jung, qui observerait tout ça depuis l’ombre, reconnaîtrait immédiatement ce visage sans visage. Il l’appellerait l’Anima.
Les pièces de cette section sont des reprises SUNO des chansons originales de Kade.alien.


